Archive for avril, 2010

Un armoricain à Paris !

Les productions wallones  » Une frite dans mon bock « en association avec « Fan De » et  » La Ferme Célébrités« 

présentent…

Azzroag :

entretien avec un celte !

Julie courant décidément plus vite que les gédéleux, les photos promises de celle-ci enlevant le haut sont reportées à une date ultérieure (PS : cher Ministère des Sports, peux-tu arrêter de délivrer des licences d’athlétisme aux filles ? Merki. )

Déception ? Foutre non, mes amis ! A la place, et comme promis, une interview exclusive d’Azzroag, grand vainqueur du tournoi international de BloodBowl de « Crôm à Gnons III « .

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Rendez-vous pris dans le cadre douillet de la célèbre crêperie bretonne : « Deux qui la tiennent, Trois bigoudines », c’est un Azz souriant et décontracté du gland qui nous accueille, nous proposant chaleureusement de partager avec lui son dessert préféré : une galette bretonne prémachée aux 3 glaviots avec double supplément chantilly à la fiente de mouette et son coulis d’huîtres chaudes au mazout .
Nous déclinons.

Alors Azz, ça fait quoi d’être dépucelé à 27 ans ?

( il déglutit bruyamment avant de péter )
Vous savez, un gentleman breton ne se pose pas ce genre de question. Seul compte le plaisir du jeu. La victoire n’est pas une fin en soi. Je trouve que jouer pour la victoire est…vulgaire. Oui, vulgaire.

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Quasiment un mois après cette éclatante victoire, avez-vous encore la gaule ?

( saisissant son entrejambe )
Tu veux vérifier le scribouillard ? Tâte-z’y-dont si c’est du caramel mou ça !!!

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Tant qu’on y est Azz, dites-nous tout : slip ou caleçon ?

Tout dépend de la vitesse du vent. En bord de mer, le slip s’impose. Alors qu’en plaine, le caleçon c’est que du bon !

Revenons à nos mouton si vous le voulez bien, et les boxers ?

Je préfère les chats. C’est mon ami PKP qui m’en a donné le goût. Comme il le dit si bien :  » Le chien ouin-ouin, le chat miam-miam ! »

Je parlais en termes de sous-vêtements.

Mais comment voulez-vous porter un chien sous un jeans ? Surtout de la taille d’un boxer !!! Allons voyons, je croyais que votre journal était sérieux.
A la limite, un Yorkshire… Ou alors lyophilisé peut-être ?… Et encore….

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Oui, heu…laissons cela de coté pour le moment.
Parlez-nous plutôt du nouvel Azz, voulez-vous ? Qui est-il, d’où vient-il, où va-t-il ?
La totale quoi, merde, vous devez bien ça à nos lecteurs espèce de sale petit ingrat de mierda con poquitos corones dé chacal incontinénté ……

Comme tout le monde le sait, on m’a trouvé sous un chêne, parmi les glands, et c’est le Capitaine Igloo qui m’a recueilli et élevé comme sa fille dans le strict respect des traditions bretonnes. Une enfance rude, mais heureuse.

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Un manque de figure maternelle peut-être ?

Y’avait les soeurs Tipiak.

Les ?….

Les soeurs Tipiak. C’étaient trois jeunes femmes que l’on avait cantonné à des travaux bien peu passionnants dans la crêperie familiale mais le capitaine Igloo les engagea et monta une agence féminine de détectives privées, les « Igloo’s Angels » je crois me souvenir. Ca n’a pas marché, mais elles vivaient avec nous.

Elles vont ont bien traité ?

Oh oui…. de con, de tête de noeud, de couille-molle, de pirate……

Et ensuite ?

Puis ensuite le cursus normal de tout petit breton, j’veux dire, mazouté à 2 ans, mordu par un druide enragé à 3 ans, re-mazouté à 4, etc….. Et depuis, vous savez quoi ?

Non…

Depuis… j’ai mal à mazout !!!! AHAHAHAHAHAHAHAHAHAH!!!!

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AHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA !!!!

AHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA !!!!

AHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA !…. le con….
Plus sérieusement, voulez-vous ?

Vous savez ce que l’on dit, ce qui est long et dur chez un breton, c’est les études.
En Bretagne, l’école s’arrête à 9-10 ans pour les meilleurs, ceux qui savent lire, écrire, compter parfois… enfin, les grosses têtes quoi !
Moi, je n’étais pas le plus doué. Sur le point de quadrupler ma petite section de maternelle, la maîtresse m’a dit : « Mon petit Azz, bête comme tu es, tu as le choix entre servir d’appât pour la pêche au requin ou devenir champion de BloodBowl ».

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Et alors ?

J’ai mis 3 semaines à me décider, puis j’ai plongé.

Où ça ?

Ben… dans le BloodBowl.

Ah, j’ai eu peur…. Et donc, quoi ça c’est passé ensuite ?

Je suis devenu joueur itinérant de BloodBowl dès 8 ans, et j’ai sillonné les routes de Bretagne sous le nom de « Merlin l’enfileur » car…

…car vous enfiliez les victoires.

Vous les appelez comme ça ici ? Tiens donc, nous en Bretagne on les appelle des chèvres.

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Et à 16 ans, tout à basculé ?

En effet, je disputais une partie contre un certain Mr Seguin quand sa femme est arrivée, et là…. tout est allé très vite. Trop vite….. Ses petites cornes aguicheuses, sa barbichette affolante, ses sabots vernis…. j’ai craqué. On est tombé fous amoureux et on a fui à la capitale pour se fondre dans l’anonymat et vivre notre passion au grand jour.

Jusqu’à…

Jusqu’à ce jour maudit où un imprésario hollywoodien l’a repéré. Vous pensez, belle comme elle était….
Alors elle est partie là-bas, aux USA, elle a décroché un rôle dans « Jurasik Parc », et puis… et puis, plus de nouvelles. Elle a comme disparu.

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Dites donc, ça c’est pas de bol !

J’étais brisé. J’ai vécu plusieurs années dans les toilettes du Mc Do Italie, je mangeais du rat, je grognais, j’écoutais NRJ, je sombrais peu à peu dans la folie quoi….
Et c’est lorsque je ne pensais plus m’en sortir que j’ai rencontré Seb, lequel venait de déféquer nerveusement. dans les latrines d’en face.

Et Seb, c’est bien ?

Je mentirais si je ne vous disais pas que ca titille méchamment les narines quand il dégaze le salaud, mais à part ça, quelle rencontre !.
Obscur pizzaiolo napolitain recherché pour trafic d’anchois et escroquerie à la calzone, lui aussi avait connu l’errance et la solitude. Lui aussi avait fui. Lui aussi avait perdu espoir. Mais lui avait eu la chance de rencontrer le GDL et son grand gourou d’alors : Débilgarou.
C’est ainsi qu’il s’en sorti.
Ce que Débilgarou fit pour lui quelques années auparavant, il le fit pour moi, et sans même prendre la peine de se laver les mains me tendit une carte du GDL avec ces mots : « Va fan’culo ! », ce qui dans sa merveilleuse langue natale signifie : « Bon vent l’ami ! ».
De là, j’ai atterri au GDL, ma nouvelle famille.

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On dit de votre gourou « Scampi », que le grand public connaît mieux sous son nom de jeune fille d’El Loco, qu’il fut un atout précieux dans votre éclosion. Un détonateur. Comment cela c’est-il donc-t-il fut ?

( l’air nostalgique )
En effet, le premier à m’avoir agrandi l’horizon, c’est lui, Scampi.
Ce soir de juillet que je n’oublierai jamais alors que nous fermions seuls le club dans la pénombre équivoque et la moiteur sucrée des alizés estivales, comme ça, d’un seul coup et sans que je ne m’y attende, il a su mettre en moi sa confiance et j’ai rapidement senti couler au plus profond de mon être toute sa bienveillante énergie.
Il m’a vraiment tiré vers le haut. Et chaque fois que j’en ai eu besoin depuis, il n’a jamais hésité à me donner à nouveau sa confiance. Il m’a donné, donné, donné, donné… grave comme il m’a donné !

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Et quand il mettait toute sa confiance en vous, il ne la retirait jamais ?

Oh, je ne vous cache pas que quelque fois sa confiance en moi a fait des allers et retours sur le ton du j’te la met/j’te la retire, j’te la met/j’te la retire, j’te la met/j’te la retire, etc…
Mais je vous rassure, cela ne durait jamais très longtemps. Quelques minutes tout au plus.

Une telle démonstration de confiance, dans le monde actuel, ça troue le cul, non ?

Je ne vous le fais pas dire.

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Parlons franchement : un arbitre, ça coûte combien ?

A BloodBowl où le QI moyen n’atteint que trop peu souvent la température anale*, un miroir, de la verroterie brillante, une photo du président, voire un peu d’eau-de-feu pour les plus réticents est largement suffisant.
Sur ce tournoi, je m’en suis tiré pour quoi… Pfffffff…. une montre en plastique qui fait bip et de la lumière quand on appuie dessus, plus une série de K7 VHS des « Villages de Jean-Pierre Pernault ».

* Ndrl : vol éhonté et assumé d’une fulgurance de Desproges.

Sans tricher donc ?

Absolument ! A part une poignée de dés sauteurs dans les manches et quelques chamalow au GHB, non jamais. C’est un principe.

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Des ouvrages à conseiller pour nos jeunes lecteurs ?

Je dirais…: Obi-Wan Kenobi « Contrôler les esprits faibles sans les mains », Bernard Tapie « Comment j’ai acheté ma coupe d’Europe », W Bush « Gagner des élections sans les urnes », les époux Tibéri « One man, Ten votes », et peut-être « Dix doigts et une grosse baguette : portraits croisés » par David Copperfield et Rocco Sifredi.

Et pour nos jeunes lectrices ?

Les mêmes à colorier.

Et bien merci Azz pour ces confessions intimes qui n’auront, j’en suis sûr, pas laissé indifférents vos détracteurs.
Peut-être un dernier mot pour conclure ? Une maxime de vie ? Une pensée ?

« Oum galak brezo, gweno altao lo varek de tabarly maz dolao* » comme on dit chez nous !

(* Crotte de goéland annonce le mauvais temps, caca de mouette annonce la tempête ! )

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Prout !

Cafard