Vous pouvez voir ci-dessous le spécimen qui malgré 9 nuits et 9 jours sans sommeil tient encore la barre de sa table de marque grâce à un ingénieux système de câbles et de super-glue l’ayant véritablement statufié en position debout derrière son bureau.
» ZZZZZZZ… 4+ !…. ZZZZZZZ…. Non, pas le FNP, pas le FNP !!!… ZZZZZZ…. Ronde 3… ZZZZZZ…. »
Pour toutes les parties tactico-technico-couinnage, je vous invite à aller voir tout ça sur Warfo. Allez Hop ! Circulez, y’a rien à voir !
Pour ma part, je ne m’étendrai pas sur mes performances car le Cafard est toujours modeste. Sauf quand il gagne. Et là, j’avais largement de quoi être modeste.
Mais l’essentiel était ailleurs, comme la vérité.
La vérité, Mesdames, Messieurs, fut que ce tournoi, le premier entièrement issu de l’esprit bouillonnant de Noé aka Wilme, fut une nouvelle occasion de confirmer fieuleusement à mon entourage hobby-istiquo-wargamo-ludique que si » les joueurs de 40 k sont des bourrins de grosbill qui ne jouent que pour gagner » comme je l’ai entendu des pelletées de fois, j’ose pas imaginer ce que doivent être les joueurs des autres wargames. Des suppôts de Satan, minimum….
Car plus que d’habitude encore, ce fut une super ambiance. Il est vrai que Wilme avait d’entrée de jeu posé ses conditions qui se résumaient en gros à : » le premier qui casse l’ambiance, je l’enferme 10 mn dans un sac avec Wildgripper et le CD en boucle de Justin Bieber « .
Merci Wild.
» Greuh*… «
(*De rien..)
Mais au-delà du simple fait ludique, ce tournoi proposa un panel de ce que la communauté de 40K peut offrir de mieux. Ou tout du moins, de plus exotique. Mais c’est ça aussi 40 K. Parce que mairde quôa, on est pas un club de bridge !!!
On pouvait par exemple croiser un Nemo, très Shakespearien, le regard vaguant à l’âme :
» To charge or not to charge, that is zi question…. »
Yen, du clan des Mork Leod, venu en duo avec sa Bunny pour faire le Clyde.
» Je suis Yen Mork Leod, du clan des Mork Leod. Je suis né en 1531 dans le premier magasin Games du Warhalander quarantemillokburn, et à la fin, il ne peut en rester qu’un ! «
Ben ouais, il a gagné…
Yekcim, toujours aussi avide de me terra-meuler…
» Bon alors, quand est-ce que je te montre ce que ça fait du tir empoissonné contre du tyty ? »
Le temps Aubry, le temps…
Normand le bien nommé, encore souriant. C’était avant son immonde craquage de dés lors du dernier tour de notre partie.
Au fait, je t’ai dis que j’avais retrouvé mes pneus crevé le samedi soir ?
» Ah bon ?… Roooh, ça c’est trop pas de chance….Hin-hin-hin…. «
Exodius, qui remporta le prix du Routard avec son frère (2000 km de voiture sur le week -end quand même).
» Bon, faut que je te quitte, le week-end prochain on a un tournoi à Vladivostok, y’a un peu de route… «
Arleucs, le Brett Sinclair des coups tordus, avec lequel j’ai été assez généreux au point de participer activement à l’obtention de sa troisième place.
Voilà, moi j’suis sport Arleucs, fair -play.
» Le monde se divise en deux catégories Cafardo, ceux qui volent l’initiative, et ceux qui perdent. Toi, tu perds. »
M’enfin, au-delà de toute cette haine froide de winner compulsif, il y avait heureusement l’once de grâce, de féminité, de charme, qui rajouta le point de charisme essentiel à ce tournoi de poilus.
» Tiens Cafard, qu’est-ce que tu penses de mon armée ? «
» Et qu’est-ce que tu penses de ma nouvelle bague ? «
Aaaaah, merci Céline, ça fait chaud au coeur un peu de douceur dans ce monde de brutes…
Prout !
Cafard

Rajoutez à cela qu’un réflexe soudain aurait pu lui permettre d’éviter l’obus pâtissier qui se serait alors peut être écrasé sur Pierre, Paul ou Jacqueline ? Pour peu que l’on tombe sur un nerveux, la fête aurait pu se transformer rapidement en PSG/OM version meeting de supporters.
Alors pourquoi risquer l’incident à 3 mètres du buffet ?
Bref, on allait faire sobre. D’autant que nous savions que notre présent amoureusement emballé d’un joli papier nounours allait faire mouche (ça sert aussi à ça de s’intéresser aux blogs des autres… Gloranthan Army).
Voici donc le récit des :
Samedi, 14h02, la PK-mobile s’arrête en dérapage Bld Blanqui dans un bruit de tonnerre. PKP baisse la vitre passager, et je plonge à l’intérieur alors qu’il a déjà entamé son demi-tour.
GPS « on », ceintures « on », Airbag « on », gilets fluo en cas d’accident « on », bonbons Pie Qui Chante à la menthe « on », Metric à fond dans l’habitacle « on » (All the gold !…. And the guns !… And the girls!….), we’re on our way !
Direction : l’aventure… en passant par l’A6.
PKP ne conduit pas, il pilote. Il vole littéralement sur l’asphalte, la PK-mobile avalant les km tel un oiseau de proie du Mékong. Peut-être un Didi-Maho à bec corné ou un Trô-Bokou, au choix.
Nous arrivons pile in time chez Gerg, non sans avoir été à demi agressé en chemin par deux individus de type dangereux, deux petites vieilles, qui avaient feint la panne de voiture sous la pluie battante et nous faisaient des grands signes afin de nous obliger à stopper notre véhicule. Evidemment, deux vieilles dames implorant de l’aide parce qu’en panne sous la pluie sur une route isolée de campagne à l’approche de la nuit alors que les loups commençaient à sortir des bois environnants, allons, allons, pas à nous. Le piège était grotesque.
PKP eu les bons réflexes. Il centralisa la fermeture des portes, puis accéléra subitement après s’être quasiment arrêté. Dans le rétroviseur, nous vîmes alors très clairement la petite vieille qui se relevait après avoir raté la poignée nous lancer un objet contondant ( pierre ou morceau de béquille, je ne saurais dire ) en invoquant les dieux mauvais à l’encontre de nos mamans, preuve s’il en est que l’agression préméditée était bien au rendez-vous.
» Eum’ méfie, moi… Eum’ méfie…. »
Ouf ! Merci PKP.
Fontaines à bières, 12 ans d’âge en veux-tu en voilà, cochonailles en tous genres, 300k g de saucisses, cous de girafe, gigots d’ours, cuisses d’autruche, piscine à bonbeck, tables de jeux, danseuses exotiques…. Gerg a fait les choses en grand. A part son short. Court, vu l’hostilité de la météo.
On se croirait à une mini convention, mais avec maxi prestations.
Et au milieu, trône une table, immense. Ce sera l’expérience ludique du week end.
En gros, une vingtaine de joueurs, des méchants qui veulent tout conquérir, des tribus indigènes sympas comme des routiers, des divinités, des mercenaires…. et un objectif secret pour chacun.
J’hérite de la paternité de la plus grande tribu d’indiens, les Khan. A tel point que j’ai même un fils, PKP himself aka « Tomawak à Mouches », a qui j’ai donné, en plus de mon amour indéfectible de père, une tribu pour lui tout seul afin qu’il puisse faire ses petites cochonneries sous le tipi en toute indépendance. Nous sommes à nouveau deux face au danger, comme Loïs et Clark.
Je monte une stratégie, j’en fais part à mes alliées, je lis la peur chez nos adversaires venus espionner, je prends mon fils à ma droite, et je pars au combat tel le grand chef Joshfar « Arc Sauvage » (et ouais…) que je suis.
Si j’avais su…
Si j’avais su quel serpent j’avais enfanté, sacré bon Dieu, y’a longtemps que je me serais servi de mes boules de Noël pour me faire un tam-tam pure peau !
Dès le deuxième tour, alors que j’étais prêt à fondre sur l’ennemi, le coupant en deux, PKP, ce fils indigne, ce Brutus, ce Sarkozy ralliant Balladur, me poignarda dans le dos pour quelques pièces d’or. Nan mais franchement, vous y croyez vous ????
» Oedipe Powââââââââ !!!!!!!! »
Néanmoins, voyant en moi le père meurtri dont les larmes inondaient les plaines tandis que je montais rejoindre mes ancêtres, la grande Prêtresse des Mamelons, divinité suprême du jeu, eu la larmichette et me ressuscita, arrachant à PKP un cri de terreur : » Hiiiiii ! « .
Ma vengeance allait être terrible…
Je décidais illico d’aller châtier ma chair et mon sang en tentant le coup de poker de l’après-midi : traverser le désert interdit.
Malgré les mises en garde de Gerg, je défiais donc les esprits ancestraux de Prax dans un combat à mort.
Avec une chance sur 100 de triompher, peu donnèrent cher de ma peau. Et pourtant… Mais je ne leur en voulais pas. Il ne connaissaient tout simplement pas encore Cafardo de la Vega en mode Terminator.
Le combat s’engagea, et en un unique lancé de dé…. les esprits me cassèrent la tête en deux !!!!
» Waaaaaaah-ha-ha -ha !!! » LOL ! MDR ! PTDR ! !!!!!!!!!!! «
Arrrrrrrgh ! Cafard crevé, PKP en transe, et la déesse qui me demande de lui rembourser ma résurrection.
Il était temps d’établir un camp retranché vers le buffet.
Enfin bon, notre alliance triompha quand même au final.
Puis de discussions en discussions, de verres en verres, le moment phare de la journée arriva : la remise des cadeaux.
Et là, Mesdames et Messieurs, l’armure se fendit.
A l’instar de ces groupes de Hard Rock dévoilant au travers de leurs slow de légende cette ultime sensibilité d’homme ne supportant plus l’enfouissement artificiel d’une pudeur ne demandant qu’a exploser sous le masque de leurs cuirs cloutés, Gerg fut ému. Comme un homme. Fier et droit, il nous fit sans réelle conviction le coup du moucheron dans l’oeil, mais le coeur y était. Gros comme lui.
Et ça nous a fait à tous plaisir de lui rendre à notre manière un peu de ce qu’il donne depuis si longtemps au monde du jeux.
Gerg est un monstre sacré du hobby français, mais c’est avant-tout quelqu’un de précieux. Et comme toute chose véritablement précieuse, c’est au fil du temps que cette évidence prend forme. Demandez donc à Gollum, tiens…
A la prochaine Gerg !
Prout !
Cafard
Finalement, non, après réflexion, le GDL a en effet abandonné son projet de mini-centrale nucléaire portable destinée à remplacer le vélo qui alimente le frigo et la chaîne. Tant mieux, ça nous fera les cuisses !
A ce propos, je sollicite quand même une nouvelle fois l’achat d’une selle afin de préserver notre capital hémorroïdes pour nos vieux jours.
Quoi qu’il en soit, si un accident nucléaire de niveau 64 sur une échelle de 7 est à même de stopper le transit intestinal mondial, c’est pas ça qui arrêtera le 41 ème millénaire.
Parce que maiiiirde quôa, y’a des impératifs !
D’autant que le Big Boss Scamp’ la Kramp’ venait de lancer un défi au Prince Pollen Bel-Tulip.
Nous voyons ici les deux généraux dans leurs styles respectifs : la brute à moitié vautrée sur la table face à l’esthète dans une pose très « Bouillon de Culture », La Nausée de Sartre posé délicatement sur les genoux.
Dès les premiers instants de la partie, étonnement, les Orks se mirent en tête de foncer tout droit tandis que les Eldars entamaient une phase de contournement par le flanc droit.
Tout cela semblait trop simple….
» Gnârk-Gnârk-Gnârk ! Le bouseux est tombé dans mon piège ! «
Mais contre toute attente (« Against all odds » en anglais… et à tous ceux qui ne comprendraient pas l’allusion, et ben faudrait pas oublier que Phil Collins a décidé d’abandonner sa carrière et ça fait chier parce qu’il écrivait des super slow à emballe et même si Genesis c’était tout pourri, la carrière solo de Phil – ouais, je l’appelle Phil – c’était autre chose que ces pouffes à fesses molles qui s’habillent en bidoche à la grande joie des 4 milliards de crève la faim du monde qui doivent certainement avoir gouté l’ironie de la provocation ou ces Enfoirés qui ont érigé le charity business en plan marketing pour starlettes en détresse. Tchao Phil, et si tu viens à Paris, passe nous voir, on écoutera le Musical de Buffy autour d’une bibine fraîche si on trouve quelqu’un pour pédaler.), contre toute attente donc, ce faux bête mais vrai félon de Scamp’ la Kramp’ avait lui aussi ourdi un piège en forme de contre-piège dans lequel le Prince piégeur fut piégé.
Une nuée de Kopters sortis de nulle part déboulèrent sur les troupes eldars au son de Wagner et ouvrirent une brèche dans laquelle s’engouffra des bandes d’Orks et de Nob’s.
Au final, embrouillés entre pièges et contre-pièges, les deux généraux se quittèrent sur un match nul mérité, ce que confirma plus tard Scampi une fois David parti :
» M’en fous, j’ai gagné ! «
Ca c’est sport ! GDL quoi…
A coté de ça, nous avons recueilli nos deux premiers réfugiés japonais que nous avons immédiatement enchaînés au contrôle qualité de nos goodies Blood Bowl afin qu’ils ne soient pas traumatisés par le souvenir de la catastrophe qui les a mis sur le pas de notre porte.
Quand on tombe de cheval, il faut remonter en selle ! Direct !
En plus, ça tombait bien…
» Et oh… heu… Miko et Yoko là… pas oublier faire hônôrables sushis aussi parce nous miam-miam après notre sieste «
Au GDL, on sait tendre la main à notre prochain.
Etre humain, tout simplement…
De son coté, PKP, toujours aussi dispo pour aider son Cafard préféré à terminer sa table industrielle mettait les bouchées double..
» Tiiiiiiiiiens… heu.. Caaf… Frar… z’est pour doi queeeee ze vide la grooooose canette… bour de faiiiire un zoli dai-co-reu. Caaa…. dô ! »
Cet art du sacrifice m’étonnera toujours chez ces peuplades asiatiques….
Nous, on a peut-être ni esprit de sacrifice ni pétrole, mais on a des idées. Du génie diront certains.
Une preuve ? Vous voulez une preuve ?…
Et ça, c’est quoi, Napoléon sur les remparts peut-être ?!!!!
Le CHASSA-CHOUCATS !
Une innovation Azz.
Léger, doux, pratique, ce décroteur de nez gonflable à 5 coups sera l’ami de vos soirées réussies et fera de vous le gentleman qu’elles recherchent toutes.
Adieu doigts crades, bonjour la classe.
De plus, une fois crotté, un bout de ficelle et Hop : un ballon rigolo pour les enfants !!!
Merci Azz !
Prout !
Cafard