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IL ETAIT UNE FOIS…..

Il était une fois un peintre. Il était gai, il était beau, il était fort, il sentait bon la réussite et la confiance.

Des mois déjà qu’il arpentait les couloirs du GDL, depuis la fenêtre de droite jusqu’à l’angle nord du réfrigérateur. Des mois qu’il arborait du coin de son oeil bridé par les années de labeur dans les rizières de Cochinchine la douce suffisance de celui qui se sait supérieur. Des mois qu’il avait oublié la France d’en bas.

Mais un beau jour, comme un mercredi soir, celui de la semaine dernière par exemple, le 27 mai à 18h 47 en fait, alors qu’il s’en revenait d’une journée promotion canapé au Saint siège de son rémunérateur mécène aéronautique, cette France d’en bas le rattrapa sans crier gare. Et pour un avionneur, quelle ironie….

Franchissant le seuil du GDL tel Hamlet aux pommes de terre les fjords danois, drapé d’une luxueuse chemise d’un improbable parme des tri-helvètes, il lança à l’assemblée, et dans un geste grave :  » Me voilà !… Je vous en prie, restez assis, mais je prendrais bien un café avec deux sucres et un nuage de lait « .

L’assemblée ne pipa mot. Elle ne pipa rien du tout d’ailleurs. El Présidente et Cafardo de la Vega, la dite assemblée, avaient d’autres projets…. et des aphtes.

Sur la table, pèle-mêle, des dizaines de tyranides d’un gris plastique assez terne avaient plongé notre président dans une grande perplexité quant au choix d’un schéma de couleur.

Ayant finalement opté pour une base noire brossée de vert, violet et gris dans un pur style, ben, heu…. « Alien’s Style », El Présidente vit alors PKP rejeter la tête en arrière en laissant s’échapper un rire du plus pur style, ben, heu… énervant

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El Presidente ne laissa rien transparaître, fidèle à son Iceman attitude. D’un autre coté, on ne peut pas non plus dire qu’il respirait franchement la joie. Comme si une tension intérieure lui susurrait doucement :  » Et si tu lui foutais ta main dans la tronche, là, maintenant, tu crois qu’il continuerait à rire comme ça ? »

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PKP, fidèle à son insolente attitude, s’empara d’un seul coup d’un innocent gaunt qu’il commença à barbouiller, cultivant à la fois la précision du geste et la sexy attitude qui le caractérise. Ce coté girly qui n’appartient qu’à lui…

Cette accès, pour ne pas dire cet excès, d’autoritarisme figuriniste lui fut une nouvelle fois pardonné. On pardonne tout aux mythes. Enfin, tant qu’ils sont debout….

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Car à la vérité, chers lecteurs, le petit revers de pantalon et les grolles Louis XIV de PKP cachaient de biens fragiles pieds d’argile, comme El Presidente venait de s’en rendre compte, masquant avec difficulté un sourire de jubilation accompagné d’un début de priapisme aussi soudain que bienvenu.

pkp4En effet, voici ce que la légende du net, l’homme aux mille lasures, le Mozart du pinceau, le Julien Doré de l’académie Bonamant, nous offrit : une masse sombre informe, pleine de grumeaux et de coups de pinceau mal assurés.

Et à ceux qui incrimineraient la photo, je réponds :  » Même pas vrai ! « .

J’étais là et j’ai tout vu, Monsieur l’agent.

Et El Présidente aussi, comme l’atteste la photo ci-dessous, prise quelques secondes seulement après le crash

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Toutefois, toutefois, ne soyons pas trop durs avec ceux que l’on a idolâtré. Après tout, ne sommes-nous pas les premiers fautifs d’avoir suivi aveuglément la première luciole venue, fusse-t-elle empreinte de cool attitude ?

Est-ce sa vague ressemblance avec un Johnny Depp période » 21 Jump Street » ? Est-ce la peur de son pétaradant fondement ? Ou est-ce tout simplement ce même sentiment que celui qui nous incline à plus de compassion que de raison à l’égard d’une Cindy Saunders, attendrissante dans son rêve éveillé ?

Quoiqu’il en soit, la question ne se pose plus.

La vérité fait mal ; le mensonge fait du mal ; et mon tout donne cette bonne tête de vainqueur que voilà…

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PKP vient de sortir de la Matrice !!!!

Bienvenue dans la réalité.

LA FIG, CA USE…

Cas N° 348567456-000 : Schizophrénie paranoïde stade 9 à tendance rhumatismale avec Syndrome de Dhien-Bien-Fou associé.

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« Bande de p’tits salopards !!! »

« Une -deux ! Une-deux ! Une-deux… Oh ! Tu crois que j’tai pas vu toi là-bas ??? Vingt pompes et corvée de chiottes !!! »

18 avril 2009 – War !

Y’a pas à dire, une bonne guerre ca détend.

Ce week-end fut donc très détendu.

A commencer par samedi où 6 joueurs ont passé l’après-midi à se maraver .

Etaient présents : Mickaël l’Ultramarine transalpin, Cédrork l’Ork lusitanien, Greg « Anaconda » Dundee l’Eldar, Max LaGardère le Tau, Nicolas le Nécron et pas le nez creux, et Cafard le Cafard.

3 tables, 1000 points par joueur, 4 heures, 4 parties chacun, voilà un aperçu de ce que cela donne au GDL.

22Miam-miam !
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Les Tyty sur une table infernale, dans tous les sens du terme, face aux Orks Pro-painted de Cédric…

18A l’assaut !!!

Les Rôdeurs en plein délire !

17Embouteillage de poids-lourds pour passer l’unique pont.

16Tiens, on passe a du Marines flashy contre du Nécron nacré, why not….

15Beaucoup de véhicules les Ultra…beaucoup.

14Les tyty et les Ultra en plein désert, avec un prince ambitieux…ou complètement dingo.

13Et y continue le con….

12Reviens Léon !!!

11Le peloton d’exécution.

10Le même en plongée. A pu’ le prince.

(vous aurez sans doute noté le parti-prix honteux voire mesquin, consistant à faire un focus sur les figs et les adversaires du Cafard. Mais j’assume. Après tout, y z’avaient qu’à avoir leur APN…)

9Ah…. du Tau également pro-painted face à de l’Eldar (si, si, au fond, c’est eux).

8Bon, changement de jour et d’époque : Warmaster, ancient battle historical… je sais pas quoi… bref, pas du fantasy.

7Des révoltés juifs face à des indiens et leurs Babar de combat. On verra…

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Sur l’autre table, partouze géante entre Perses et Macédoniens je crois…Mais partouze, ca c’est sûr.

EDIT du Lézard : En fait c’était plutôt Macédoniens (moi) contre Grecs (Sylvain)

Avez-vous remarqué le point commun des deux tables, à savoir cette difficulté à retrouver ses fig au milieu de ce foisonnement de décors propre à Warmaster ?

C’est vrai que c’est pas évident à voir…

4Tentative de gros plan flou sur des cavaliers, avec au second plan, la grosse main velue de Murray.

3Les Généraux : Riri, Fifi et Loulou à fond dedans !

20Et notre invité surprise spécial « Sacré Soirée », PKP, visiblement encore sous l’emprise de l’alcool ingurgité la veille lors du mariage du fils de la nièce de la femme de sa belle-soeur à son beauf….enfin, d’après lui. Confus tout ça.

Je le soupçonne même de s’être trompé de mariage vu son histoire pas très « fluf » familial de mariés antillais, de cigarettes faites main, et de bigine endiablée avec une brésilienne bodybuldée qui lui a fait mal…

Voilà les amis, that’s all folks pour cette fois, mais je vous annonce à venir un reportage exceptionnel sur le Games Day.

Alors, ne zappez pas !!!!

Voilà.

11 avril 2009 – Anaconda !

Avis à la population !

Amis Gédéleux, ennemis Gédéloix, visiteurs Gédélux ou tournoyeurs Gédélaux, ce message vous est destiné.

Si d’aventure, lors de votre prochaine visite au GDL, vous butez, sentez sous votre pieds, ou devinez une masse longue et pas forcément molle se déplacer entre les tables avec une lenteur mesurée, nul besoin d’avoir peur ou de recourir aux services d' »Anaconda Dundee », le frère de « Crocodile Dundee ».

Un monstrueux serpent carnivore rôde au GDL ? Que non.
Un ver géant a creusé un tunnel jusqu’au GDL depuis Tchernobyl ? Que non.
Un Body-Snatcher a élu domicile sous la vitrine de Racleg ? Re-que non.
Mais alors ?….

C’est tout simplement, ce que l’on nomme en termes techniques d’ingeenerie métabolique du troisième degré : la biroute de Greg !

En effet, ce samedi, nous avons tous été témoin d’une mutation stupéfiante lors de cette journée de guerre dans le 41ème millénaire.

Cinq tables de jeux, une dizaine de joueurs à 1000 points, la musique démoniaque de Cédric en fond sonore, des Nécrons, des Orks, des Tyranides, des Space Wolves, des Humains impériaux, des Eldars, des Space Tapettes et des Dark Angels prêts à se foutre sur la gueule, voilà pour le décor.

Et ensuite, me direz-vous ?

Ensuite, voilà ce qui arriva…

Après une victoire facile contre les Impériaux de Mickaël, les Eldars de Greg triomphèrent des Marines surburnés de Paolo ( futur représentant francais au tournois international de Lenton), puis par deux fois, des Space Wolves over-burnés de Memed (lui aussi représentant francais au tournoi de Lenton).

C’est ainsi que, devant nos yeux effarés, nous vîmes au fur et à mesure des parties gagnées, la biroute de Greg prendre graduellement des proportions Siffredesque, puis de cheval, puis d’éléphant, puis enfin de Brontosaure, provoquant l’évanouissement de Karine.

Déplacant désormais son service trois-pièces avec une brouette pour ses balloches et un trépieds à roulettes pour son goumi kilométrique, vous comprendrez aisément que l’irrigation cérébrale de Greg lui fera ponctuellement défaut au moindre coup de vent.

En conséquence de quoi, l’oubli de son matériel de levage n’étant pas à exclure lors de son prochain passage au GDL, pensez à bien lever les pieds et à préserver un espace suffisant entre les tables, voire à ouvrir en grand une fenêtre.

Fort de cette deuxième expérience paranormale en moins d’une semaine, je ne soupçonne plus, j’accuse définitivement tous les Greg du GDL (prononcez « Gerg » en langage alien) de n’être rien d’autre que des créatures de l’outer-space…et même plus loin encore.

Gédéleux, vous voici prévenus

8 avril 2009 – la vérité est ici !!!

DAVID VINCENT N’EST PLUS LE SEUL…

Et bien voilà, la malédiction du GDL a encore frappé les APN, si bien qu’il n’y aura pas de photos pour illustrer la séance d’hier (mais est-ce vraiment une coïncidence ?…).

Et pourtant, il s’en est passé…

Nous ferons donc appel à votre sens de l’imagination afin de visualiser au mieux le film des évènements d’hier, mercredi, pendant que Barcelone, sautillant d’insouciance, taillait le Bayern en tapas.

Petite séance anodine de prime abord, celle-ci sombra rapidement dans une terreur sans nom lorsque toutes les bonnes intentions initiales s’envolèrent face à une flemme commune venue d’un autre monde, ou plutôt…. face à un homme venu d’un autre monde…..

Et je vous le dis, chers lecteurs, c’était flippant comme un Cd d’ABBA !!!

Croyez vous sincèrement qu’un humain normalement constitué de deux mains, deux yeux, une tête et 78% d’eau sans les matière fécales peut, en deux jours, peindre 23 blindés dont un Baneblade ?

A ceux qui en doutaient, la preuve est faite : Greg n’est pas humain.

D’ailleurs, son nom ne signifie-t-il pas Gerg à l’envers ? Que vous faut-il de plus ?

De quelle planète lointaine est-il issu ? Qui est-il ? Un évadé ? Un roi en exil ? Une arme biologique hors contrôle ? Un putain de sale E.T. qui se nourri de figurinistes innocents ???

Les disparitions soudaine de Cédric et Drone vers 20 heures nous dissuadèrent d’investiguer plus en avant. La Bête savait s’y prendre.

(à ce propos, les placards de Cédric et Drone étant désormais libres, qui n’en veut du placard ?)

Karim, Denis et moi-même décidâmes d’une seule voix de n’écouter alors que notre courage, si bien que nous nous assîmes sans piper mot lorsque Gerg siffla pour nous réunir autour de la table où un jeu de Wings of War nous attendait.

Gerg, l’oeil brillant d’une lueur luisante, fit les équipes : Karim et Cafard contre Denis et lui.

YEEEES !!!!

Malgré la peur nous tenaillant le ventre comme lors de ces missions fantômes de recherche et destruction en territoire ennemi dans la jungle vietnamienne d’Irak, entre Da-Nhang et Mogadiscio, le jeu fut plaisant. Enfin, autant que peut l’être un manège fatal.

Délaissant notre propension naturelle à la victoire au profit de nos impératifs de survie, notre alliance anglo-italienne laissa la victoire au duo germano-germain adverse.

Le jeu était fini, le rideau pouvait tomber.

Nous nous séparâmes ainsi devant le GDL, Karim et moi partant d’un coté du trottoir, Gerg et Denis de l’autre.

Je n’oublierais jamais l’expression d’effroi de Denis lorsque Gerg proposa de le raccompagner, apposant sa grosse paluche sur son épaule comme tombe un couperet.

Je n’oublierais jamais ses petits yeux implorants qui criaient silencieusement : »Non, non, ne me laissez pas !…. ne me laissez pas !…. ».

Tout comme je n’oublierai jamais comment nous tombâmes, Karim et moi, dans les bras l’un de l’autre !

Et c’est ainsi que, bras dessus bras dessous, nous les vîmes partir jusqu’à disparaître dans la nuit noire, et évidement obscure.

Mais maintenant, vous aussi savez l’horrible vérité !

Et vous ne pourrez pas dire qu’on vous aura pas prévenu.

PS : le placard de Denis étant désormais libre : qui n’en veut du placard ?