PIRATES DES CARAIBES 4

LE FILS DE JACK SPARROW

(The Jack Sparrow’s moutard )

 

Depuis quelques mois déjà, la rumeur enflait du coté d’Hollywood : que ce soit l’anorexique qui se la joue comme Beckham ou celui qui joue tellement comme un mollusque qu’on se demande vraiment comment il a pu en arriver là sauf à avoir des cals aux genoux à force d’être passé sous les bureaux des producteurs, aucun des deux sous-fifres du flamboyant Capitaine ne seraient au générique du prochain blockbuster flibustier.

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C’est porteur de la quasi confirmation de cette rumeur découverte alors qu’il naviguait durant ses harassantes heures de labeur sur le site d’informations people : « KIBEZKI.com » sous son habituel pseudo de « Brenda », que PKP déboula au club dans un état visiblement second.
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Les yeux pétillants de ce je-ne-sais-quoi que l’on ne retrouve plus guère que chez les consommateurs de crack ou les Hommes-phacochères du Sud Botswana, PKP se mit à parler en agitant les bras dans tous les sens à la vitesse de l’éclair…

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de plus en plus vite….

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toujours plus vite….

…sautant de chaises en chaises, roulant par terre, se relevant, pour mieux recommencer à parler, parler…. de l’idée fantastique qui avait électrisé la partie encéphalique ( non Zype, non…) de son corps :

devenir la nouvelle star du grand écran !

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« -Ben quoi ?

-Après tout,  qu’essyzont d’plus que moi…franchement ?

-C’est moi qui ressemble à Johnny Depp ou c’est lui qui me ressemble, merde ?!

-Yes, i can ! YES, I CAN ! »

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« Tiens, moi aussi je peux faire genre regarder à la longue vue en ayant l’air drôle et sexy, et alors !… »

Il est vrai que son échec, de peu j’en conviens, mais échec quand même, au casting parisien de la « Nouvelle Star » de M6 avait quelque peu entamé son capital confiance, mais surtout sacrément blessé son orgueil de mâle bonobo.

Et quelle plus belle revanche que de foutre dans la gueule de ce jury impie (« Des vrais cons ! » d’après lui, surtout Lio) qui n’a pas su reconnaître le diamant brut qui était devant eux, une place de co-vedette sur le Black Pearl ?

Levant d’un seul coup son verre en direction des étoiles et frappant du point sur la table, PKP lanca à l’assemblée un vibrant :

« –Qui est avec moi ?« 

que n’aurait pas renié feu le Général.

Une onde d’inconditionnel soutien et de cris de joie secoua alors les Gédéleux, à commencer par Scampi,
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ou bien encore Karim et El Présidente, surpris en pleine explosion de joie !!!

Etrangement, ou bien est-ce le besoin d’assouvir un rêve enfoui datant de cette époque où notre Racleg national eu l’opportunité de devenir le guitariste attitré d’un certain Johnny Halliday, ce qui ne put se faire pour une sombre histoire de contrat mal négocié et de choriste rendue tâchée, celui que l’on croyait à l’abri des sirènes hollywoodiennes fut le premier, et le seul d’ailleurs, à se lever d’un mouvement titubant, fort de l’avance qu’il avait pris sur les rations de rhum chères à tout bon marin.

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C’est ainsi un Racleg à la dentition carnassière qui fendit l’armure de gentil figuriniste local forgée de conventions anonymes en démonstrations pastorales, pour céder la place à un jeune loup de dimension internationale.

Le voici d’ailleurs en train de finaliser sa nouvelle prothèse dentaire, modèle Tom Cruise XXXL.

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PKP qui venait quant à lui de griffonner environ 246 pages de scénario en  13 minutes, nous en livra fiévreusement les grandes lignes :

– Après avoir été englouti dans le tourbillon temporel qui accompagna la venue du premier Terminator, Jack Sparrow, qui connaissait bien John Connor et Spock depuis le jour où ceux-ci l’avaient aidé à défaire une horde d’Aliens sur l’Ile aux Zombies de Tataooine grâce à la machine à remonter le temps du Docteur Fatalis installée dans l’Enterprise durant le crossover avec les 4 Fantastiques, demanda l’aide du Capitaine Kirk afin de retrouver Sarah Connor dont il était tombé fou amoureux en voyant la photo dépasser de l’arrière-poche du fiston né dans le futur de la maman déjà morte…John Connor donc.

Finalement, à la lumière d’un arc scénaristique faisant la part belle à King Kong et les 7 nains, PKP alias « Mat Dispiss » dit « Mat-les-trois-jambes » dans le film, fit son apparition soudaine dans le continuum espace-temps afin de sauver Jack Sparrow des griffes des abeilles-tueuses avant de s’apercevoir, à la lueur de l’Anneau Sacré tatoué sur son dos, qu’il faisait face à son père, lequel lui signifia qu’il était bien le demi-frère de John Connor, et donc, son fils… d’où, le fils de Jack Sparrow !!!!

Sans même laisser le temps et la place au moindre commentaire ou remarque, PKP, déjà dans son personnage, organisa les répétitions de certaines scènes clés du film comme…

la danse des Zomos,  !

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Le duel avec le Minotaure albinos !

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Ou bien la scène de salut final au public depuis la cime « Des Falaises de la Démence« , servant aussi de teaser pour le N°5 !
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Même le Cafard, pourtant peu porté sur la chose cinématographique, fut lui-aussi embarqué par la douce folie qui émanait de la voix chevrotante d’émotion de PKP, et se prêta au jeu avec le sourire…..

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…. jusqu’à….

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….. jusqu’à ce qu’un coup volontairement mal placé lui arrache son sourire…

2…. et même si c’était pas très malin de la part du Cafard de s’être immédiatement vengé en écrasant ses haches sur les doigts de PKP, vouloir le transpercer d’un coup de pilum dans le dos était franchement déplacé, surtout de la part du Maître de la « cool attitude »…

1…. ce que le Cafard lui fit aussitôt comprendre…

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Quoiqu’il en soit, après une brève explication sous la médiation d’un Karim hilare, les choses rentrèrent dans l’ordre, Cafard fut viré du plateau, et nos deux compères, fiers comme si ils avaient un bar-tabac, décidèrent de partir sur le champs vers le nouveau monde.

Les têtes pleines de promesses et les poches remplies de capotes, nos deux Satanas et Diabolo s’en allèrent donc dans les rues d’Ivry en direction du grand Ouest, superbes d’arrogance dans leurs tenues de pirates….

Et c’est finalement à 22 h 30 que le commissariat nous appela pour que l’on vienne les chercher.

CLUEDO !

Suite à un certain nombre de plaintes reçues quant à la mise en ligne de gros plans peu ou pas assez avantageux, de mauvais profils, et de commentaires jugés subversifs, et afin d’éviter de longs et coûteux procès, voire des jetés de gants avec duels matinaux à la clé, nous nous efforcerons dès à présent de ménager autant que faire se peut les susceptibilités gédéleuses.

Voici donc le premier reportage « new look » de cette nouvelle ère de communication.

Entre mardi et jeudi, se trouve un jour que je ne peux pas citer, mais qui à la particularité d’accueuillir la fine fleur du GDL  pour une hebdomadaire séance  d’un peu de tout. Chacun faisant son petit bazar dans son coin ou en groupe, comme vous allez le constater.

Mais saurez-vous seulement mettre un nom sur chaque photo, et dire qui a tué le colonel Moutarde ?

(Enfin… il n’est pas vraiment colonel. Puis il ne s’appelle pas Moutarde non plus. Et pis, c’est pas tué qu’il a été….)
a11Comme bien souvent, et après avoir dépouillé au passage les pompes de Leatherface, ce fut d’abord  l’un des historiques du GDL  qui vint nous rendre une courte visite, captivant l’attention de tous avec ses désopilantes histoires de mauvais goût.
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Profitant de la diversion offerte,  un fessier ma foi fort honnête faisait discrètement le tapin près du frigo.

Sont-ce celles de J-Lo ? De Brad ? De Georges ? What else ?….

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Quoiqu’il en soit, trop c’est trop, et il n’en fallait pas plus pour susciter les appétits libidineux de certains « membres » de l’association, comme en témoigne ces deux frénétiques mimines de tueur en train de confectionner l’arme du crime, transformant d’aimables nains perceurs de montagne en de diaboliques perceurs de slibard.

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Mais un témoin avait tout vu, et son sourire en disait long sur le montant de la somme qui achèterait son silence, tout vil vénal voyeur que voilà.

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En un tour de main, et utilisant un étrange langage codé à base de polygones en polystyrène, notre témoin X annonça la couleur. Celle de l’argent bien sûr.
a6L’affaire fut donc promptement menée et l’échange eut lieu sous les néons du tableau, à l’abri des regards.

La suite, ce fut un grand cri et des traces d’ongles incrustées dans le revêtement du frigo.

Que s’est-il passé près de ce frigo ?

Qui est ce mystérieux témoin ?

Qui est l’abominable commanditaire des nains ?

Qui s’est fait enfumer la taupinière à grand renfort de gnomes sodomites ?

A vous de jouer..

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Loin de la scène de crime, une partie de Blood Bowl opposait deux opposants.

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Voici en exclusivité le visage coté pile du vainqueur, masquant par la même le visage coté face de l’opposant vaincu.
a3La Ligue Blood Bowl est enfin prête. Ca va décoiffer !!!!

a2Cependant qu’à l’autre bout de la pièce, ayant de peu échappé à la déportation et aux mines de sel, Cafardo de la Vega se gardait bien de la ramener et purgeait en silence sa peine : 15 jours de décors club.

a1Mortels les socles de forêt en feu !!!! Waow ! Games day power !

…remise de peine pour Cafardo ? Non ?… Bon….

Au final, cette soirée riche en émotions, à défaut de l’être en photos et en bons mots, se termina sur l’adhésion de deux nouveaux gédéleux : Scampi et Buck’s.

Bienvenue à eux.

Ayé !

UN ! DOS ! TRES !…

Mercredi, c’est sous le signe du Mexique, du soleil et des années 80 que les gédéleux avaient décidé d’enflammer leur antre.

Tandis que Sheila, Bananarama, David Lee Roth, B-52’s et autres perles des heighties hurlaient leurs tubes planétaires ( pour Sheila, c’est pas dur, elle n’en a fait qu’un…), trois espèces, non pas di counnasses, mais de Kinder pour Carnifex avaient fait leur apparition sur la table centrale.

En voici un exemplaire, ainsi que son contenu caché.

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Mais qu’est-ce de quoi donc s’agit-il que voilà ?

Fidèles à leurs habitudes de grands communicants, trois éminents participants au « GDL’s Golden Gold Slayer World Daemon Master Paint Serie » s’étaient une nouvelle fois planté dans leurs agendas malgré un choix dans la date (!) entériné depuis longtemps…

C’est pourtant pas dur de regarder un calendrier et de voir qu’on a changé de mois !!!!

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Ouais…enfin…d’un autre coté, faut pas être trop exigeant non plus….

Bref, nous avions donc El Predisente….

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…évidemment, PKP, toujours dans les bons coups, qui avait lui aussi apporté sa fig en nourrissant de grands espoirs quant à la reconquête de son prestigieux titre de super-peintre-de-la-mort-qui-tue.

(en voilà une bonne tête de winner qui fait plaisir !!!

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…et enfin Gerg, troisième larron de cette plantade, comme à son habitude, aussi radieux qu’un crotale syphilitique avant l’orage.

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Après une mûre réflexion de Karim, comme l’atteste ce visage au moins aussi habité que celui d’un Steven Seagal apprenant qu’il doit sauver le monde en 9 minutes à l’aide d’un cure-dents et d’une tablette de Crunch, décision fut prise de se les montrer. Comme ça,… direct !!!

Toutefois, par souci d’équité, vous n’aurez pas droit aux photos des pièces présentées ce soir-là. En échange, vous avez droit à la bouille de PKP quelques secondes après avoir ouvert les Kinder géants et découvert ses deux premiers concurrents. Voir ci-dessous.

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Un problème PKP ?…

z34Afin de relancer une ambiance devenue subitement morose, Karim, comme boosté par l’achat d’un rasoir Mach 9 à 18 lames réversibles, lanca l’idée d’un « Perudo », jeu d’après lui aussi simple que sympa.

Karim commença donc à nous en expliquer les règles….

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Environ 1h45 d’explications plus tard, un doute s’installa….

z33Mais bon, un p’tit godet plus tard, notre Président n’y pensait plus et le jeu débuta sous les hourra de la foule et les Olé ! Olé !

z35Même PKP, après avoir sifflé une demie bouteille de Lambrusco, avait tout oublié du concours de peinture et se prit au jeu avec une intensité rarement atteinte.

z141C’est dans cette ambiance de joie et de bonne humeur partagée que Denis nous rendit visite et entra lui aussi dans la folie Perrudo. (mais sans passer par la case : explications de Karim)

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Puis vint le clou de la soirée : une partie d »Incursion » sur la table peinte de main de maître (Slurp ! Slurp !) par Gerg.

A ma droite, ********************************************************** PKP !

A ma gauche, dans le coin : » Yes we can », jeans débraillé, barbe de trois heures et santiags, Coach Karim !

z17La mission N°1 du jeu consiste, pour les américains, à sortir une fig du plateau tout en subissant les assauts incessants de zombies malodorants.

z38La partie dura une heure environ, et…

z20…plongea PKP en pleine réflexion. Et après, certains doute de la filiation entre l’Homme et le singe….

z39Quelque chose me dit que cet américain arbore le sourire de la victoire.

Sounds good PKP ?
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Finalement, la soirée se termina sur une mémorable improvisation de Gerg, crossover stupéfiant (…et le mot est bon ) entre « Jurassic Park » et Bourvil.

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Ah si, j’avais oublié de vous préciser un point : le perdant d' »Incurssion » finissait dans l’assiette présidentielle.

Ca marche comme ça au GDL.

IL ETAIT UNE FOIS…..

Il était une fois un peintre. Il était gai, il était beau, il était fort, il sentait bon la réussite et la confiance.

Des mois déjà qu’il arpentait les couloirs du GDL, depuis la fenêtre de droite jusqu’à l’angle nord du réfrigérateur. Des mois qu’il arborait du coin de son oeil bridé par les années de labeur dans les rizières de Cochinchine la douce suffisance de celui qui se sait supérieur. Des mois qu’il avait oublié la France d’en bas.

Mais un beau jour, comme un mercredi soir, celui de la semaine dernière par exemple, le 27 mai à 18h 47 en fait, alors qu’il s’en revenait d’une journée promotion canapé au Saint siège de son rémunérateur mécène aéronautique, cette France d’en bas le rattrapa sans crier gare. Et pour un avionneur, quelle ironie….

Franchissant le seuil du GDL tel Hamlet aux pommes de terre les fjords danois, drapé d’une luxueuse chemise d’un improbable parme des tri-helvètes, il lança à l’assemblée, et dans un geste grave :  » Me voilà !… Je vous en prie, restez assis, mais je prendrais bien un café avec deux sucres et un nuage de lait « .

L’assemblée ne pipa mot. Elle ne pipa rien du tout d’ailleurs. El Présidente et Cafardo de la Vega, la dite assemblée, avaient d’autres projets…. et des aphtes.

Sur la table, pèle-mêle, des dizaines de tyranides d’un gris plastique assez terne avaient plongé notre président dans une grande perplexité quant au choix d’un schéma de couleur.

Ayant finalement opté pour une base noire brossée de vert, violet et gris dans un pur style, ben, heu…. « Alien’s Style », El Présidente vit alors PKP rejeter la tête en arrière en laissant s’échapper un rire du plus pur style, ben, heu… énervant

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El Presidente ne laissa rien transparaître, fidèle à son Iceman attitude. D’un autre coté, on ne peut pas non plus dire qu’il respirait franchement la joie. Comme si une tension intérieure lui susurrait doucement :  » Et si tu lui foutais ta main dans la tronche, là, maintenant, tu crois qu’il continuerait à rire comme ça ? »

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PKP, fidèle à son insolente attitude, s’empara d’un seul coup d’un innocent gaunt qu’il commença à barbouiller, cultivant à la fois la précision du geste et la sexy attitude qui le caractérise. Ce coté girly qui n’appartient qu’à lui…

Cette accès, pour ne pas dire cet excès, d’autoritarisme figuriniste lui fut une nouvelle fois pardonné. On pardonne tout aux mythes. Enfin, tant qu’ils sont debout….

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Car à la vérité, chers lecteurs, le petit revers de pantalon et les grolles Louis XIV de PKP cachaient de biens fragiles pieds d’argile, comme El Presidente venait de s’en rendre compte, masquant avec difficulté un sourire de jubilation accompagné d’un début de priapisme aussi soudain que bienvenu.

pkp4En effet, voici ce que la légende du net, l’homme aux mille lasures, le Mozart du pinceau, le Julien Doré de l’académie Bonamant, nous offrit : une masse sombre informe, pleine de grumeaux et de coups de pinceau mal assurés.

Et à ceux qui incrimineraient la photo, je réponds :  » Même pas vrai ! « .

J’étais là et j’ai tout vu, Monsieur l’agent.

Et El Présidente aussi, comme l’atteste la photo ci-dessous, prise quelques secondes seulement après le crash

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Toutefois, toutefois, ne soyons pas trop durs avec ceux que l’on a idolâtré. Après tout, ne sommes-nous pas les premiers fautifs d’avoir suivi aveuglément la première luciole venue, fusse-t-elle empreinte de cool attitude ?

Est-ce sa vague ressemblance avec un Johnny Depp période » 21 Jump Street » ? Est-ce la peur de son pétaradant fondement ? Ou est-ce tout simplement ce même sentiment que celui qui nous incline à plus de compassion que de raison à l’égard d’une Cindy Saunders, attendrissante dans son rêve éveillé ?

Quoiqu’il en soit, la question ne se pose plus.

La vérité fait mal ; le mensonge fait du mal ; et mon tout donne cette bonne tête de vainqueur que voilà…

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PKP vient de sortir de la Matrice !!!!

Bienvenue dans la réalité.